LE JARDIN DES DÉLICES
Luna Rousseau et Nathan Israel
cirque
La compagnie Le Jardin des Délices est un cirque hybride, à la croisée du théâtre physique, du clown et de la danse, avec une prédilection pour le travail des matières.
Luna Rousseau (metteuse en scène, autrice) et Nathan Israel (auteur, danseur et jongleur) interrogent notre rapport au monde et à la différence, proposent des chemins de traverse.
Le Jardin des Délices cultive d’apparentes contradictions : goûter la porosité entre la force et la fragilité, le beau et le laid, la noblesse et le grotesque, pour faire du cirque un terrain d’exploration libre et joyeusement indiscipliné.
En salle, in situ ou en extérieur, en frontal, en circulaire, les pièces de la compagnie jouent pour tous les publics.
Nous faisons du cirque.
Nous avons choisi le cirque parce que c’est un art bâtard.
Et c’est bien connu, les bâtards sont les plus subversifs, les bâtards font les plus beaux enfants.
Nous composons avec tendresse et humour sur la figure du monstre : celui qu'on montre (monstrare), celui qui sort de la norme.
Et puis c'est une définition du circassien en quelque sorte.
Un cirque de l'hybridation, en écho au célèbre triptyque de Hyeronimus Bosch, Le Jardin des délices,
dont les créatures étranges subjuguent et suscitent toujours de multiples interprétations.
Nous cherchons un langage sensible, onirique, qui nous relie et qui nous dépasse.
© Deborah Benveniste

Luna Rousseau et Nathan Israël collaborent pour la première fois en 2012 avec la création du spectacle de sortie de l’Ecole Nationale des Arts du Cirque de Rosny-sous-Bois (ENACR), Chair Fraîche. La pièce jouera à Rosny-sous-Bois et au 104 CENTQUATRE à Paris.
Cette création pose d’emblée les principes qui nourriront le travail du duo : la recherche par le déplacement de la maîtrise circassienne, la facétie, la juxtaposition des contraires.
L’Homme de Boue, premier spectacle du Jardin des Délices, est créé en 2014 à Lyon aux Subsistances, Laboratoire international de création artistique.
A partir du mythe du Golem, ce solo évoque la condition humaine et son besoin de transcendance.
Nathan Israel a reçu le prix d’encouragement SACD – création jonglée pour cette pièce. Le spectacle L’Homme de Boue a également figuré dans l’exposition Golem! Avatars d’une légende d’argile et dans l’ouvrage édité par le musée d’art et d’histoire du Judaïsme à Paris.
En 2016, Les Subsistances, Laboratoire international de création artistique (Lyon) font la commande d’une pièce sur le thème du héros, ce sera Héros Fracas. Un spectacle qui interroge la figure du héros, avec deux jongleurs qui cassent (un peu) l’image du héros et beaucoup un mur en placo-plâtre, pour finir par citer des héroïnes.
Créé aux Subsistances, Laboratoire international de création artistique, la pièce tourne hors les murs à la rencontre des publics et territoires dits éloignés, puis joue dans des contextes très variés, par exemple à la maison d’arrêt de Corbas ou à l’Hôtel de Sully à Paris avec l’opération Monuments en Mouvement initiée par le Centre des Monuments Nationaux.
En 2017, pour la première édition de son festival FERIA, L’Atelier du Plateau - Centre Dramatique National de Quartier, invite le Jardin des Délices à déployer son univers artistique sur une dizaine de jours, dans et hors les murs.
Corps & Crues est créé in situ avec cinq circassien.es au plateau et l'exploration d'une nouvelle matière, le lin.
En mars 2018 est créé Gadoue, deuxième solo avec l’argile au festival UP! - Circus and performing arts, à Bruxelles. Avec une balle de jonglage et de l’argile, ce spectacle transgresse les codes du propre et du sale, de la vanité et de ses représentations masculines. En constante métamorphose, le personnage clownesque de Gadoue transforme les tentatives de maîtrise, les chutes et les échecs en réussites.
En 2019 est créé La Chose, au théâtre d’Arles - scène conventionnée d'intérêt national - art et création - nouvelles écritures pour la Biennale Internationale des arts du cirque (BIAC). Pièce pour cinq interprètes, lauréate du dispositif Processus Cirque SACD et de la bourse à l’écriture Beaumarchais. Le lin y est utilisé comme matière symbolique, tissé par la plasticienne Domitille Martin, pour évoquer la chevelure et interroger le rapport qu’entretient notre société à la féminité et au genre.
En 2019, L’Académie Fratellini propose à Luna Rousseau et Nathan Israel de mettre en scène un « apéro cirque » avec une promotion d’apprentis puis en 2020 le spectacle de Noël avec les apprentis de deuxième année.
Le spectacle Vivace! est créé en 2021 dans le grand chapiteau de L’Académie, avec ses 9800 spectateur.ices sur 13 représentations.
A partir de 2021 Luna Rousseau invite la musicienne Delphine Benhamou à jouer en live sur Gadoue, et naît ainsi une rencontre improbable entre la harpe classique et la joie régressive de patauger dans l’argile. Depuis Gadoue est un duo de harpe et jonglage qui joue en salle, en extérieur, en tournée hors les murs, dans des festivals et à l’international.
En 2022 ont lieu les premières recherches avec de nouveaux objets, de grands bâtons et les premiers prototypes d’un nouvel agrès, une perche de 5 mètres de haut. Les thématiques de l’équilibre, de la relation à l’autre et à notre environnement sont au coeur de cette nouvelle création.
En 2025 Tendre est créé au Carré Magique, Pôle national Cirque à Lannion, avec trois circassien.es et la compositrice Paola Aviles, qui joue en live.
Les artistes jonglent avec de grands bâtons dans un équilibre précaire, dans une écoute et une harmonie qui vont déraper avec l’irruption d’une matière, le charbon. Cette matière sombre et brûlée est utilisée pour bouffonner leur rapport au déséquilibre, notamment le dérèglement climatique. Une dernière suspension acrobatique évoluant sur une perche à grande hauteur met en jeu la nécessité de tenter ensemble. Une version extérieure de Tendre est prévue en juin 26 à la Fête du Cirque, Le Havre Seine Métropole.
