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CLAUDE LOUIS-COMBET

Né à Lyon en 1932, il est philosophe, auteur et traducteur. Principalement édité chez Corti, il est traducteur d’Anaïs Nin et d’Otto Rank, auteur de "mythobiographies " (Blesse, ronce noire, l'Âge de Rose) et de récits hantés par la dévoration et l’inceste (Tsé-tsé, Voyage au centre de la ville, Mémoire de bouche, Augias et autres infamies). Ce goût pour la sensualité trouble le conduit à revisiter la mythologie païenne (Le Roman de Mélusine; Le Bœuf Nabu) ainsi que l’imaginaire chrétien (Marinus et Marina; Beata-beata) et dans ses essais, il cherche à retrouver cette “langue des grands fonds” qui règne “entre le nid des entrailles et l’écume de la Voie lactée”. Un fonds Louis-Combet est en cours de constitution à l’université de Besançon. Sans préjuger des dispositions de l’auteur au quotidien – la vie n’est souvent pour un écrivain que le reste le plus perdu de son écriture, cela que la vague des mots n’aura pu rejoindre et su rassembler –, il est possible d’affirmer que l’œuvre de Louis-Combet est optimiste. Si la déréliction est présente, elle n’est qu’un moment du parcours. Le récit qui est toujours l’histoire d’un cheminement n’accomplit son périple, cause même de son départ, que pour venir se boucler en quelque utérin séjour où, nouveau Jonas dorloté par les vagues, les fils dévorant de la Toute dévoratrice – les rôles s’echangent – peut consommer des extases – “car dévorer et être dévorée, c’est le même plaisir et la même plénitude”. "L’œuvre qui offre à son auteur un tel logis n’appartient pas au désespoir."